mardi 28 avril 2009

Paris ma bien aimée

Pour des raisons socio-professionnelles-renvendicatives, j'ai été amené à partir ce début de semaine à Paris. A chaque fois que j'y vais, je l'aime de plus en plus. J'ai laissé derrière moi cette sensation d'étrangété et de mefiance que j'avais lors de mon arrivée en France, il y a quelques années. Maintenant, je découvre à chaque fois un détail qui me la rends plus aimable, plus authentique et proche. Je l'aime comme on aime un amant, de loin. Je sais que ne supporterai pas d'y habiter, mais mes journées passées en elle, sont intenses et heureuses. De sûrcroit, je vais chez des amis qui sont de plus en plus comme des frères, ma soeur brésilienne et son mari, ex-lyonnais et maintenant parisien qui habitent un 7ème étage d'un immeuble proche du Père Lachaise. On voit toute la ville de puis leur terrasse, Sacre-Coeur au nord, la Tour Eiffel à l'ouest.
Mais surtout, je découvre les vrais parisiens qui sont comme nous tous: des gens qui travaillent et qui rêvent.


Où se trouve le Gd Hôtel du Lion d'Or? A Paris où à Lyon?

Un saut vers l'au-délà, d'ici bas
Puisque je n'étais pas loin et que je ne suis jamais allé auparavant, j'ai profité pour faire un saut au Père Lachaise.
Beau Père Lachaise qui garde la mort des parisiens et des gens de tout le monde. C'est ça qui est merveilleux, abriter les dépuilles de tout le monde, être si universel et en même temps, si authentique, si du propre lieu.
Je n'ai pas pris de carte pour aller visiter les tombes si nombreuses de morts célébrès. J'ai préféré les retrouver par hasard, aller à leur rencontre, tel que j'allais à la rencontre de ces autres morts inconnus. J'aurais voulu mémoriser tous les noms des morts du cimetière, où se coutoyent, généraux, princes, artistes, hommes politiques, soldats, et les autres, que nous ne savons pas exactement qui ont été, mais qui ont été.
La première tombe célèbre que j'ai trouvé en suivant la foule a été celle de Jim Morrinson.

Je me suis balladé tranquilement après, sans savoir où aller. La pluie s'était arrêté, et le soleil ressortait tranquile et chalereux. Il y avait cette calme connue des cimetières, mais pimenté avec une douceur volupteuse. J'éxpérimentait une sensation de d'une belle paix inhabituelle.
Au milieu de cette sensation je me suis retrouvé en face de la tombe de Miguel Angel Asturias. J'avais aperçu la pierre taillé avec des motifs aztèques, mais je n'arrivais à identifier qui était jusqu'à ce que je me suis rapproché et lu les inscriptions de la plaque.

Sur le même chemin j'ai retrouvé mon cher Chopin et pas loin de lui, Denon.


J'ai croisé Delacroix un peu plus loin, j'ai continué sur un long chemin, jusqu'à me retrouver en face de la tombe d'André Breton et à côté, une vielle tombe des "morts pour la France". Quel tableau surréaliste!

J'ai cherché Proust avec entrain avec un couple d'hollandais, que comme moi, ne l'avaient jamais lu. Nous avons bien ri quand je leur ai posé la question et que notre réponse coincidait.
Ils m'ont guidé pour trouver Apollinaire, qui par contre m'est bien connu et cher. C'est la tombe que j'ai aimé le plus. Belle sans être ostentoire, ni simple. Cette pierre avec ce nom gravé et au pied, un poème...


Je me suis enfin détaché de toutes choses naturelles
je peux mourir mais non pécher
et ce qu'on n'a jamais touché
je l'ai touché, je l'ai palpé

Et j'ai scruté tout ce que nul
ne peut en rien imaginer
et j'ai soupesé maintes fois
même la vie impondérable
je peux mourir en souriant

Habituez vous comme moi
à ces prodiges que j'annonce
à la bonté qui va régner
à la souffrance que j'endure
et vous connaitrez l'avenir

... si la sagesse de la nature nous dépare le même destin à tous, qu'est-ce qui rend donc sens à nos vies? Apollinaire me donne la réponse: nous habituer à "ces prodiges que j'annonce"...

mardi 21 avril 2009

Ojeras

Como puede entrar el cansancio dentro de las rendijas del placer hasta neutralizarlo? Es eso lo que me esta pasando a mi. Deberia escribir aqui sobre las aventuras que lo provocan, pero voy a escribir lo que no he hecho por causa de el. Hoy por ejemplo, iba a deleitarme interpretando mi casi monologo sobre una hija que descubre un complot contra su padre tramado por todas las mujeres que lo rodean. Luego iria a nutrirme con el descubrimiento de la interpretacion de una pianista jovencita y brasilena y linda que conoci el domingo entre cervezas en un bar-barco del Rhône. Pero el cansancio ha hecho que desbale mi tonelada de excusas por sms y me quede en casa, come alguna cosa caliente, y me envuelva en la manta leyendo las aventuras de la cotidianidad de un ex-amigo belga. Si ex-amigo. Me pesa constatar que a esta edad, ciertos amigos empiezan a quedarse atras, que surgen enemigos donde menos se los esperaba y que las ojeras se instalan en la cara. Qué mas da...

mardi 7 avril 2009

Mes milles et une vie

Hier j'étais syndicaliste,
aujourd'hui minimaliste,
demain artiste,
après-demain, un rêve.

mercredi 1 avril 2009

Après le repas avec Philippe


Philippe et Carine sont venus manger ce qui devient maintenant habituel pour eux: un ceviche.
C'était notre façon intime de fêter mon anniversaire, mais aussi l'occasion de les revoir après notre voyage en Equateur.
Comme Sylvain l'a bien remarqué, cette fois nous avons laissé de côté les discussions politiques. Nous devenons vieux. A la place, nous avons parlé de lits et de couettes. Soudain, moi aussi, j'ai eu très envie d'une couette en plumes...
Philippe n'a pas voulu m'entendre jouer le piano. Il a de doutes sur mes dotes de musicienne. Du coup, au lieu d'immortaliser le moment avec une photo de nous surpris à côté de l'instrument, je prends le squelette de ce qui restait de la fin du diner. De la tisane à la place du thé. Nous devenons vieux!