mercredi 6 mai 2009

Le Bastringue mon amour


Maintenant que le printemps pointe déjà des chaleurs d'été, que les journées s'allongent et que la nuit semble arriver en douceur comme pour continuer l'activité du jour sous une autre lumière, je pense à cet endroit où je passait le plus gros de mes nuits de printemps et d'été l'année dernière. Le Bastringue.
Juste un petit endroit enfoncé dans les vielles pierres d'une vielle maison du deuxième arrondissement, dans une toute petite rue, la rue Laurencin, où toute sorte d'artistes et fous prenaient place et nous régalaient et nous laissaient les régaler avec ce qu'ils savaient faire le mieux ou ce pourquoi leur passion débordait, loin des lois du marché, juste là, dans l'intimité d'une jeunesse rêveuse et ouverte.
Des spectacles de toute sorte, depuis du théâtre déjanté à la musique classique, en passant par la danse et la photo, tout ce qui avait besoin d'un espace pour s'exprimer sans d'autre contrainte que le gout et le gout du partage, avait sa place là. Artistes et spectateurs devenaient un, la bière arrosait leur communion.
Un endroit comme tel, fruit du travail de bénévolat d'une association dont l'objectif était l'accès libre à la culture, s'est vu confronté à la montée de la structure socio-familiale de la rue, à qui il parait, le bruit l'empêchait de dormir. Il faut dire que Le Bastringue faisait avec les moyens du bord, et qu'ils n'avaient pas prévu, à sa fondation, il y a 25 ans, la place qu'allait prendre le respect du silence d'autrui. L'endroit n'était pas insonorisé et il parait que les basses s'entendaient tout le temps chez les appartements des parents à petits enfants ou chez les vieux.
Subissant continuellement de plantes à ce sujet, et vu que le propriétaire du local s'en est lassé de celles-ci, le Bastringue a fermé.

J'étais là. Une chaude nuit d'été, rempli de musiques, de gens qui dansaient, des spectacles, d'amour... J'avais retrouvé mes amis à cet endroit, une pair d'amis que je m'étais fait là-bas même et que maintenant, ils ne sont plus, comme si la magie entre nous s'était envolée avec l'endroit.

Un de ceux-ci avait écrit sur cette soirée et sur ce lieu:
"Bon, revenons au Bastringue. Ce qu'il y en a à dire mériterait un deuxième blog à part entière ; contentons-nous pour aujourd'hui de signaler que ce lieu de débauches a beaucoup contribué à ce que j'essaye de nommer sans rire "ma vie sociale". Un endroit où j'ai perdu la plupart de mes samedis soir depuis deux ans ne peut pas être totalement inintéressant.

L'emploi du passé n'est malheureusement pas anodin, car le noble assommoir ouvre ses portes pour la toute dernière fois. Les orchestres particulièrement nombreux & fringants, l'autorisation exceptionnelle de s'installer en rue & d'outrepasser les horaires normaux, & la présence de tous les habitués venus déposer une gerbe sur la bière du Bastringue permettent un magnifique chant du cygne, plein de fièvre & d'émotion.

La soirée s'arrêtera pour nous à quatre heure du matin, chez une amie, à deux pas de là. Une de ces connaissances qui m'ont fait aimer le dit lieu".

En effet, nous avons fini la soirée chez moi, en mangeant une soupe au cheddar et un peu de riz.

Cette soirée à eu lieu en juin dernier. Dans un mois nous pourrions parler de l'anniversaire de la fermeture du Bastringue, et de la fin de nous aventures d'amour... à l'art?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

You are a fantastic writer my darling. You should start writing a book ou des nouvelles...Bravo miss!!! Je comprends ton emotion car j´ai vecu la meme chose avec un bar de musiciens que j´adorait bcp mais qui a ferme faute de moeyns suffisants...

Noelia a dit…

My darling!
Thank you to post! Thanks for your comments! Yes, I have already started writting a book, but in a very slow manner. I write just when I have time and when inspiration is there. But, as Picasso said: l'inspiration vient avec le travail, I should take that like my own advice. We'll see. I love you baby!
You don't know how I miss you et combien je regrette de ne pas aller en Irlande o en Espagne pour tu cumpleanyos guapa! snif snif...